Les parties

Vendredi 2 février 2007

Princes of the Renaissance [16/20] (175 minutes)

ClassementJoueurScoreNote
1Julien3216/20
2Ruben (Ruben)3116/20
3Jeff (corwyn59)2616/20
4Sébastien (zico)2514/20
Note moyenne de la partie16/20
C'est avec plaisir que je rejoue à l'un de mes jeux préférés de M. Wallace.
Un condensé de bonheur pour les amateurs d'enchère et de jeu d'influence (un peu comme dans Imperial, il faut être sur les bons coups).

Les débuts de parties ne sont pas évidents : 2 personnes ne connaissent pas le jeu, mais le rythme devient bon la première demi-heure passée. Ce qui est surprenant, un peu comme dans Die Handler la semaine passée, on n’a jamais l'impression de faire la même partie. Très peu de tuiles "politique" achetées au début, ce qui a désavantagé zico qui avait osé se lancer ! Ensuite, j'ai enchaîné un bel essai raté pour récupérer la majorité de tuiles bleues ! Finalement, j'achète la dernière sur 6 au prix fort ! Ce qui nous donne un affrontement 2 contre 2 (2 joueurs ayant 2+2 tuiles bleues contre 1+1 dans l'autre "coalition"). Pour maintenir la ville bleue tout en haut de l'échelle, nous avons utilisé le pape.
Mais d'autres villes sont arrivées dans la lutte, et mon "coéquipier" me trahit sur le dernier coup pour faire passer les rouges devant lui, permettant de s'assurer la victoire puisque je n'avais misé que sur les bleues.

Après analyse à froid, j'ai fait l'impasse sur les tuiles rapportant de l’influence, et ça peut faire une sacrée différence sur la partie : plus de poids lors de l'enchère aux condottieres et 4 P.V. potentiels en fin de partie.

Il y a aussi la stratégie "marchand" qui peut rapporter gros si elle est commencée dès la première décade : ce que j'ai raté également.

Bref, à rejouer encore et encore car les stratégies sont nombreuses et viables, ce qui est rare dans les jeux (je pense à l'illustre Princes de Florence).

Corwyn59 / Jeff


Matériel
On passera sur la qualité et l'intérêt du plateau, pas franchement utile, ni esthétique. En revanche, les tuiles sont de bonne taille et de bonne qualité, en quantité assez importante, qui, disposées autour de la table, prennent au final pas mal de place. Elles constituent l'essence même du jeu (notamment de part la double fonctionnalité des tuiles "politique" : couleur associée à une cité, pouvoir qu'elles apportent).

Jeu
Un jeu croisé entre négociations, enchères et un mécanisme type "Imperial / Union Pacific", alliances et guerres et une double monnaie.
- Négociations : chaque joueur incarne un Prince italien à l'époque de la Renaissance. En cela, le thème est bien rendu. Quelques actions sont sujettes à négociation, notamment "la guerre entre 2 cités".
- Enchère : au niveau de l'action "déclaration de guerre", une fois que le joueur actif a désigné les deux cités concernées, chaque joueur se bat, aux enchères, pour contrôler le condottiere de la ville attaquante et de la ville défensive. Enchère également au niveau de l'acquisition des différentes tuiles "politique" affiliées aux différentes cités et tuiles "événement" qui rythment la partie.
- Mécanisme type "Imperial / Union Pacific" : les cartes politiques jouent un double emploi : pouvoir octroyé pour son acquéreur et valeur en P.V. en fonction du niveau de prestige de la cité associée ; niveau qui varie en fonction des guerres et des tuiles "événement".
- Alliance et guerre : les alliances apparaissent évidentes dès lors que plusieurs joueurs ont investi dans des tuiles "politique" d'une même cité et dont la valeur dépend directement du prestige de ladite cité.
- Double monnaie : or et influence qui serviront à différents moments de la partie pour remporter les enchères successives. Il s'agit donc de disposer des deux tout au long du jeu.
Tous ces éléments font des Princes of the Renaissance un jeu aux règles simples mais aux stratégies multiples et complexes, tant les manières de marquer sont différentes : valeurs des tuiles "politique", lauriers à valeur exponentielle pour chaque guerre remportée, tuiles "événement" rapportant des P.V., or et influence qui en rapportent tout autant.

Quelques mécanismes m'ont gêné
- La difficulté de remettre une cité sur les rails du succès dès lors qu'elle a touché le fond et qu'on est seul à y avoir investi. Si les moyens sont multiples, l'entreprise est périlleuse et coûteuse. Cela est compensé par la possibilité de marquer des points par d'autres stratégies.
- Les blocs d'alliances définitifs qui se forment irrémédiablement lorsqu'au moins deux joueurs ont des intérêts communs dans une cité. On a alors le sentiment de jouer contre des joueurs associés dès lors que les intérêts de la ville commune sont concernés.
- Le chaos généré par les tuiles "trahison" si peu chères à l'achat mais aux effets parfois dévastateurs qui peuvent mettre en branle une stratégie finement élaborée.

Pour bien débuter
Il apparaît essentiel de faire très vite un choix militaire : privilégier une armée très offensive, investir dans des tuiles défensives, voire occulter son armée afin de faire perdre certaines cités (mais peu de gains de laurier). Le meilleur choix semble être l'armée offensive, qui rapporte des lauriers dont la valeur peut s'avérer déterminante.
Il convient également de bien gérer son pécule de départ (or et influence) pour acquérir des tuiles clés qui apportent des réductions de coûts : rentables sur le long terme et déterminantes lors des enchères.
Eviter le cloisonnement sur une cité où vous seul avez investi, préférez des tuiles "politique" au pouvoir moins intéressant, mais où d'autres joueurs ont des intérêts dans la ville associée à la tuile en question.

Au final, Princes of the Renaissance demeure un excellent jeu difficile à classer : entre enchères et négociations politiques avec un thème fort et prenant.

zico / Sébastien

Hermagor [17/20] (180 minutes)

ClassementJoueurScoreNote
1Alex (Alek)11118/20
2Olivier (donmaupertuis)10716/20
3Davy (davy)9216/20
4Guillaume (Morricon)8016/20
Note moyenne de la partie17/20

Yspahan [14/20] (60 minutes)

ClassementJoueurScoreNote
1Guillaume (Morricon)8116/20
2Davy (davy)6916/20
3Alex (Alek)6214/20
4Olivier (donmaupertuis)5512/20
Note moyenne de la partie15/20
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